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Des ruches sur la toiture végétalisée de la Biocoop d'Epône

Des ruches sur la toiture végétalisée de la Biocoop d'Epône

À partir du 30/03/2015

Biocoop Epône
L'association Les Biocoopains, en collaboration avec Michel  et Joëlle, apiculteurs de la région, vont installer 3 ruches sur notre belle toiture végétalisée.

Encore un petit coup de pouce pour ramener de la Biodiversité autour du magasin d'Epône

Découvrez en cliquant sur "En savoir plus" l'nterview de nos 2 apiculteurs réalisée par notre envoyé très spécial, J'ai nommé Jacques (le) Bourdon (si, si !)
« Zoum, zoum, zoum, les abeilles », chantait le grand Bourvil...

La Newsletter des Biocoopains a rencontré Joëlle De Witte et Michel Perruchet, apiculteurs et biocoopains :

La N :  Alors, comme ça, le magasin de la Biocoop va s'agrandir ?
JDW et MP : Oui, mais pas pour les rampants que nous sommes ! Pour nos amies, les abeilles. Nous allons installer trois ruches au dessus du magasin, pour leur offrir un toit sur le toit ! Ce sera le rucher de la Biocoop.

La N : Et pourquoi sur le toit ? N'y a-t-il pas de danger de piqûres avec la proximité des clients ?
JDW et MP : Non, pas du tout. L'abeille ne pique que si elle se sent menacée et, d'ailleurs, n'y tient pas trop car elle en meurt. Simplement le toit c'est pour qu'elles soient tranquilles (personne ne passe en face de la planche d'envol de la ruche) et pour qu'elles aient un nouvel habitat. Beaucoup d'abeilles disparaissent (on sait pourquoi, hélas!) et il est bon de leur offrir de nouveaux sites où elles peuvent se plaire (plus de diversités de fleurs) et croître.

La N : Donc, c'est une « lune de miel » que vous nous proposez…
JDW et MP : Oui, un peu, parce que c'est le bon moment : elles vont bientôt sortir et nous en profitons pour lancer un appel à tous les biocoopains : si, en avril ou en mai, vous apercevez un essaim dans votre jardin ou si vous avez des amis qui en ont, pas la peine d'appeler les pompiers (ils vous dirigeront sur les apiculteurs !) : vous nous prévenez (06 24 02 85 28), on vient, on enlève délicatement l'essaim et on l'installe dans une ruche.
A la fin de l'hiver, en février, les reines se sont remises à pondre . Au début du printemps, dès que la température est assez élevée, on va ouvrir les ruches (faire la visite de printemps) pour voir si la colonie a bien passé l'hiver, si la reine est toujours vivante, si l'activité est normale, c'est à dire s'il y a du couvain et encore des réserves de nourriture.
La reine a, en effet été fécondée une fois pour toutes à la belle saison (vous savez, le vol nuptial avec le faux bourdon qui y laisse sa peau...)

La N : Quelle puissance ce sperme !
JDW et MP : La reine va en disposer pour féconder ses œufs . Elle va pondre sans arrêt, jusqu'à 2 000 œufs par jour, et les larves, installées dans les alvéoles, vont être ravitaillées par les nourrices : les trois premiers jours avec de la gelée royale (hummmm !), puis avec un mélange de miel et de pollen, ce qui va nous donner une jolie nymphe, enfermée onze jours et qui se transformera en abeille... Laquelle  commence par nettoyer la ruche et nourrit les larves pendant vingt et un jours sans sortir. Elle quittera la ruche pour aller butiner et mourra environ vingt et un  jours après.

La N : Elle passe son temps à travailler !
JDW et MP : Oui, au début, elle chauffe ou ventile le couvain (ça dépend de la température), elle nourrit les larves, recueille le nectar apporté par les butineuses qui le régurgitent et qui va se transformer en miel.

La N : Il y a différents types de ruches ?
JDW et MP : Oui, parmi les plus courantes dans nos régions : la ruche à cadres mobiles, modèle Dadant et la Warré, modèle choisi pour la Biocoop, appelée également la ruche écologique. C'est une ruche plus petite dans laquelle les abeilles construisent de façon naturelle leurs rayons de cire.

La N : Mais, quand on recueille le miel, on utilise de la fumée ; c'est pour les endormir ?
JDW et MP : Non, pour les abeilles, la fumée représente un danger ; donc, elles rentrent dans la ruche pour se gorger de miel, ce qui les apaise, et se regrouper autour de la reine.

La N : Reparlons des dangers qui menacent et tuent nos amies :
JDW et MP :  Il y en a de multiples malheureusement, mais parmi les plus connus :
 - le varroa, de la famille des acariens, gros comme une tête d'épingle et   qui s'installe sur les larves pour s'en nourrir et se reproduire
 - le frelon qui les mange (elles ne savent pas se défendre de l'attaque du   frelon asiatique)
 - et, surtout, les néonicotinoïdes des monocultures

La N : Mais à Épone que vont-elles trouver à butiner ?
JDW et MP : Châtaigniers, tilleuls, acacias, les fleurs des jardins alentour, etc. Il y a une grande variété de choix, malheureusement sans le label AB. Mais l'idée, pour les biocoopains, c'est de participer à la biodiversité et à la défense de notre environnement…
De plus, le miel est antiseptique, cicatrisant et anti-inflammatoire (surtout, celui de thym).
Et puis, on attribue à Einstein cette phrase : « Si l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

NDLR : C'est le comble du journalisme : on fait rédiger un article sur les abeilles par un type qui s'appelle (c'est authentique et ça ne s'invente pas !)  Jacques Bourdon !
Et les photos sont de Michel Perruchet. 
Plus d'infos sur la situation des abeilles ici 
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